( 27 août, 2012 )

27 aout

La chaleur du soleil, la tiédeur de l’eau, le sable fin qui glisse entre les orteils, le chant du vent qui murmure aux oreilles puis repart en emportant la majorité des soucis. Voilà comment résumer mes vacances en quelques mots.

Moment privilégié sans ordinateur, sans portable, coupée du monde. Légèreté et insouciance sont de mise lors de ces instants hors du temps.

Au moment de boucler sa valise, l’anticipation fait déjà son effet bénéfique. Le stress routinier n’a pas encore été évacué mais il s’amenuise au fil des kilomètres. Une fois dans l’avion, le terme « avoir la tête dans les nuages » commence à prendre tout son sens. Les soucis et autres problèmes étant trop lourds à porter, ils doivent rester sur le tarmac. La grisaille semble elle aussi s’accrocher au sol, emprisonnant tous les effets négatifs de la vie quotidienne.

Lors du vol, l’impatience se fait sentir alors qu’une sorte de paix bienfaisante s’installe. Cet étrange duo s’affronte violemment et cette bataille intérieure se voit par un agacement ponctué de sourires amusés par le chahutage bruyant d’ enfants qui ne tiennent pas en place.

Puis, lorsqu’enfin, le pied se pose sur le sol brûlant du tarmac des vacances, rien ni personne ne semble posséder le pouvoir de déclencher une réaction violente de colère ou d’énervement. Le pas se fait plus lent, plus posé. La tranquillité transparaît à chaque geste. L’oreille perçoit la douce musique de la cacophonie de l’aéroport avec amusement. Les yeux captent des images fugaces et vives. Cet homme d’affaire qui marche rapidement sans faire attention aux gens qui l’entourent, son cellulaire collé à l’oreille, évitant au dernier moment une famille armée d’une montagne de bagages qui s’arrêtent brutalement. Cette jeune fille qui semble attendre quelqu’un. L’angoisse se lit sur son visage, ses doigts triturent la poignée de son sac. Cette maman fatiguée qui semble renoncer à maintenir l’excitation croissante de son fils.

La paix des vacances permet beaucoup de choses. Une foule de détails deviennent audibles à ce moment là. Des détails qui ne nous atteignent pas lorsqu’on voyage pour affaires.

Même le trajet en taxi est un délice. Qu’importe s’il prend le chemin des écoliers. Plus le temps sera long, plus les images colorées et les senteurs chaudes des îles envahiront l’habitacle, satureront la vision et l’odorat. Tous les sens sont exacerbés. Leur sensibilité est poussée à l’extrême.

Puis l’arrivée devant la maison. Un grand soupir de bien-être. Et le coeur léger, la clef tourne dans la serrure. La porte s’ouvre sur un monde proche du paradis.

Premier geste, premier mouvement. Ouvrir la baie vitrée. Laisser entrer cette odeur si caractéristique que seule la mer peut offrir. Le vent se charge de l’amener encore plus rapidement dans la maison, fait le tour des pièces, reprend possession de ces lieux dont il a été privé durant tant de mois. Le bruit du ressac vient se répercuter sur chaque mur, amplifiant chaque son. Le soleil en profite pour caresser de ses rayons les coussins du canapé, les meubles encore froids.

Premier sentiment qui envahit. Une joie enfantine, simple et pure qui éclate dans la tête, fait danser autour de la table.

 

Pouvoir dire ces mots simples : Je suis en vacances.

 

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