( 5 octobre, 2012 )

5 octobre

 

Aujourd’hui, j’ai pris ma journée. Les difficultés de la sociétés étant assez lourdes à gérer, il faut savoir de temps en temps décompresser. J’ai donc appeler ma petite soeur pour lui demander ce qu’elle faisait de sa journée. Bien évidemment, elle, n’a pas sa journée. Mais elle m’a suggéré une séance de relaxation au spa. Quelques heures de détente dans une ambiance calme. Pas d’hésitation, j’ai appelé de suite pour me réserver quelques heures.

Quelques affaires de rechange dans un sac et hop ! Direction le spa. Le temps a eu l’air de se mettre au diapason de cette journée de détente. Les rayons du soleil réchauffaient l’asphalte et le léger vent faisait valser les feuilles multicolores automnales des arbres. La plupart des gens portaient des tenues assez légères à cause de la température très douce. Le trajet jusqu’au spa s’est donc passé de façon très tranquille. Une excellente façon de se mettre en condition pour une journée de pure détente.

L’accueil fut doux, à l’image des lieux. J’ai été dirigée d’abord vers une cabine de sauna. A peine installée, j’ai eu l’impression que tous les problèmes, agressions verbales, tracas en tous genres s’évacuaient par tous les pores de ma peau. J’ai commencé à somnoler gentiment. Un léger courant d’air m’a réveillée à un moment et je suis retombée dans ma béatitude.

Ce premier moment de relaxation m’a tellement délassée que d’autres sens se sont éveillés. Mis en sommeil par la fébrilité du bureau, ils semblaient revenir à la vie. Et puis, ces sens m’ont brutalement fait prendre conscience qu’un regard pesait sur moi. Les circonstances ont été assez intéressantes, je n’avais jamais vécu ce genre de situation. Ou dirons-nous, jamais au spa ! Il faut toujours une première fois à tout.

Autant dire de suite que je n’ai rien fait pour retenir le haut de ma serviette qui s’était dénouée mais je n’ai pas bouger pour autant. J’ai eu l’impression qu’un brasier s’allumait. Non pas dans la cabine du sauna mais à l’intérieur de mon propre corps. Un brasier qu’il allait falloir éteindre si je ne voulais pas me consumer totalement !

Sans ouvrir les yeux, j’ai remonté ma serviette bien au dessus de ma poitrine et ai rattaché les extrémités. Le contact du tissus sur mes seins a été à la fois agréable et désagréable. Une main masculine est beaucoup plus plaisante. En remontant ma serviette, j’ai découvert un peu plus mes cuisses. Et évidemment, lorsque j’ai bougé légèrement pour trouver une meilleure position, j’ai eu la satisfaction d’entendre une respiration saccadée. Le plaisir de détenir un certain pouvoir sensuel voir érotique sur quelqu’un est aphrodisiaque ! En entrouvrant légèrement un oeil, j’ai pu constater que c’était bien un homme qui se trouvait presqu’en face. Comment avait-il atterri dans cette cabine ? Aucune idée ! Je n’ai malheureusement pas eu le temps de le lui demander car la porte s’est ouverte sonnant la fin de ma séance. Je suis sortie en lui offrant mon plus beau sourire.

L’employée du spa m’a dirigée vers un salon privé de massage. Là, j’étais un peu sceptique. Ce qui me semblait au début être une bonne idée commençait à tourner à la combustion humaine pour moi. J’anticipais déjà la sensation des mains glissant sur mon corps. Ce massage ne s’annonçait pas très bien pour mon équilibre mental ! Mais j’ai pris sur moi et je me suis allongée sur la table de massage à plat ventre.

Les mains chaudes qui ont longé ma colonne vertébrale m’ont fait vibrer comme une corde. J’ai senti mes muscles se dénouer pendant que le désir grimpait. Étrangement, ces mains ne semblaient pas seulement masser. Elles semblaient plutôt caresser ma peau provoquant des frissons d’un érotisme absolu. Chose encore plus étrange : lorsque la masseuse s’est déplacée vers mes jambes, ma main a effleuré .. une serviette en éponge ?!!

Autant dire que j’ai vite fait le lien avec mon voyeur de la cabine de sauna. Lorsque je me suis retournée, j’ai vu que j’avais eu raison !

On peut dire ce qu’on veut, mais les tables de massage sont réellement solides !

 

 

Pas de commentaires à “ 5 octobre ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|