( 23 juin, 2012 )

21 juin

Encore un petit plaisir de la vie : la musique !

 

J’aime l’ambiance enjouée et survoltée de la fête de la musique en France. Certains quartiers le fêtent plus que d’autres. Certaines villes organisent des concerts et autres soirées qui sont aussi chaudes que l’été qu’ils annoncent. Parfois, je tente d’imaginer les fêtes païennes qui se déroulaient à la même date et qui célébraient le solstice d’été. De tous temps, si l’on observe bien, les fêtes ont existé à cette date. D’abord la fête païenne puis la fête de la Saint-Jean qui est encore célébrée et récemment, la fête de la musique. Le plus intéressant étant que la donnée majeure de ces fêtes est la danse la nuit tombée.

 

J’adore déambuler au milieu de tous ces gens. La joie et l’excitation se mêlent aux jeux de lumières et aux sons cristallins des accords musicaux. Le plaisir se lit sur les visages. Ce plaisir fait parfois rêver, fait voyager le corps et l’esprit. Il prend des formes étranges, détournées. Et si l’on se laisse emporter par l’ambiance bouillonnante, on peut même le vivre de façon très brûlante. Chacun fête ce jour à sa façon. Certains en sautant et dansant, d’autres en buvant et hurlant.

 

J’ai eu la surprise d’être rejointe en plein milieu de mes pensées par deux mains autour de ma taille qui se sont amusées à tracer quelques chemins sensuels. La soirée a pris un aspect des plus torrides et en est devenue encore plus intense. L’avantage des fêtes de ce genre c’est que les gens sont fixés sur un seul endroit. Autant dire que j’en ai allègrement profité pour visiter les recoins d’une porte.

 

Lire le plaisir sur le visage qui vous fait face, entendre le plaisir de l’ambiance et de la musique, vibrer de plaisir jusqu’à en trembler. C’est un cocon ouaté, une bulle parfaite de plaisir qui envahit tous les sens, fait voyager l’esprit, fait exploser la conscience en une myriade de fragments. Plus rien n’existe à part ce monde de volupté pure. Ce sont ces moments-là qui font que la vie est si belle. Il suffit d’apprécier ces instants de félicité.

 

Par envie de revivre ça, j’ai enclenché la chaîne-hifi. Les mêmes sons s’en déversent, faisant ressusciter les émotions et sensations, les rendant encore vivantes.

 

Je dois tout de même m’avouer que je me suis assagie. Avoir choisi un recoin de porte plongé dans l’obscurité alors qu’avant j’aurai choisi un simple rebord de fenêtre …

 

Serais-je en train de vieillir ?

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