( 4 juin, 2012 )

4 juin

Et me voilà une fois de plus à attendre l’heure d’embarquement. Ou plus exactement à attendre que le personnel se décide à faire embarquer avant qu’un problème technique ne surgisse.

 

Comme d’habitude, les voyageurs sont surexcités par leurs propres vacances comme ce couple de jeunes gens fébriles et souriants qui ne font que lire leurs dépliants de voyage. Mais certains sont agacés, à bout de nerf. Les hommes d’affaire ont le nez dans leur dossier tout en consultant régulièrement leur montre.

La jeune maman devant moi ne sait visiblement pas quoi faire pour calmer son bébé en pleurs dans sa poussette et jette des coups d’œil fréquents sur un petit garçon prêt à faire une bêtise.

Le personnel de l’aéroport rit les uns avec les autres, lit et relit leur liste des voyageurs.

Quelques exclamations étouffées fusent parfois à ma droite. Cet homme semble excédé et souhaite embarquer de suite.

Le groupe de jeunes au fond derrière moi dégage une impression de liberté et d’insouciance qu’on leur envierait presque.

 

Et moi, j’écris. Depuis ces dernières années, j’ai appris la patience, les inconvénients des pannes d’avion et des retards. Je profite de ces moments pour relire un dossier ou lire un livre. Il faut rentabiliser le temps passé en salle d’embarquement. Aujourd’hui, j’en profite pour écrire un peu. Quelques lignes, quelques mots pour décrire cet endroit si particulier.

C’est un peu comme si l’on regardait une fourmilière de l’intérieur. Si l’on s’attarde à observer les personnes assises, leurs émotions et envies se lisent facilement sur leur visage. Tout se lit. Tout se dévoile. Cette minie fourmilière semble être un reflet miniature de la population humaine.

 

Le personnel commence à faire embarquer. Les poussettes et classe affaire sont appelés en premier. Aujourd’hui, je ne voyage pas en classe affaire. Un bug supplémentaire de la secrétaire. Qu’importe ! Je n’ai aucune envie de me creuser les méninges pour changer ce détail. J’attendrai donc mon tour.

L’hôtesse appelle maintenant les voyageurs en classe économique par rang de sièges.  Certains passagers ne comprennent pas cette méthode et sont très énervés. Il est facile de reconnaître ceux qui n’ont pas l’habitude de prendre l’avion.

 

Mon rang a été appelé. Je n’ai plus qu’à embarquer et faire voyager mon esprit en même temps que mon corps.

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