( 17 octobre, 2011 )

17 octobre

Je n’utilise jamais ma voiture. Pourquoi ? tout simplement parce que je vis dans une ville où cela est inutile. Entre le metro souterrain et aérien, les bus, l’avion, le vélo et le train, il est inutile de vouloir prendre sa voiture. Et le weekend dernier, j’ai décidé de prendre ma voiture pour aller passer les deux jours chez une amie qui habite en campagne.
Vendredi soir, je prépare mon sac et le panier d’Eros. Je ferme mon appartement en prenant bien soin d’y laisser éteint et enfermé dans sa sacoche mon ordinateur portable. L’installation dans la voiture se fait rapidement, je sors tranquillement du parking et me voila sur la route.
Jusqu’ici, tout va bien.

Il y a énormément de monde dans les rues puisque beaucoup rentrent chez eux après leur journée harassante. Sur les trottoirs se côtoient les jeunes désabusés, les enfants en vélo ou trottinette, les mères de famille les bras chargés de sacs ainsi que les sans abris affalés dans les recoins et protégés par quelques menus bouts de carton.
Les voitures se touchent presque, les klaxons fusent comme à leur habitude, les sirènes des camions de pompiers, ambulances et voitures de police se croisent et composent le fond sonore auquel chaque habitant de cette ville est habitué. On peut différencier les personnes qui partent en weekend de celles qui rentrent après leur travail de façon très simple : certains sourient et patientent, les autres sont renfrognés et n’hésitent pas à jeter des insultes par les fenêtres !

J’avance, bloc après bloc, carrefour après carrefour jusqu’à atteindre le supermarché du secteur et là … boum !

Je n’ai même pas eu le temps de voir le feu passer au vert ! Un automobiliste sortant du parking a décidé de transformer ma voiture en tas de tôle compressé ! Visiblement, cet individu bien imbibé d’alcool, comme l’a prouvé le test d’alcoolémie de la police (vu l’odeur que dégageait cet homme, ce test m’a paru superflu …), avait décidé de rentrer chez lui sans se soucier du feu rouge et des voitures stationnées qui attendaient la lumière verte et brillante leur signalant qu’ils pouvaient rouler.
La caserne de pompiers étant en face, quelques uns se sont déplacés à pied pour vérifier que tout allait bien. Heureusement, il n’y eut que de la tôle froissée et ma voiture, heurtée de plein fouet, bonne pour faire un très long séjour chez le garagiste.

Moralité, rien ne vaut les transports en commun, ça me réussit mieux !

J’ai finalement appelé mon amie qui est passée me chercher et m’a raccompagnée à la fin du weekend. Des weekends comme celui-ci, je n’en veux pas trop souvent !

1 Commentaire à “ 17 octobre ” »

  1. Infiniment dit :

    Et bien dis donc ! heureusement que tu n’as rien ! rien de tel que la campagne, mais tu me diras, nous avons chez nous en campagne ce genre de taré bourré qui tue des famille ou se tue eux même contre un arbre. Au moins en ville, ça reste des petits accrochages, si je peux dire ça comme ça … J’imagine que tu as du être bien secouée tout de même. Plus de peur que de mal, je l’espère.

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