( 28 mars, 2011 )

28 mars

Beaucoup de choses peuvent se passer en une vie, mais peu s’en rendent compte. Souvent les gens s’attardent sur des broutilles sans importance en oubliant l’essentiel. Qu’importe de faire plaisir à telle ou telle personne, qu’importe si l’on a raté un examen, une affaire, qu’importe tout ça si on oublie tout simplement de vivre et de profiter de la vie au présent.

J’ai changé les meubles de mon salon, mon bureau est dorénavant à côté de la fenêtre. De ce fait, je n’ai plus besoin de me lever pour observer la fourmilière qui s’active à mes pieds. Juste besoin de lever les yeux ou plus exactement de les baisser. J’aime regarder ces personnes s’activer, allant et venant avec un but précis mais inconnu de tous. Ils courent mais sans savoir après quoi. Du temps peut-être. Mais à force de courir après le temps, on ne finit que par perdre sa propre vie.

Ce matin, je suis montée sur le toit de l’immeuble, juste histoire de m’asseoir et d’observer la vie. Quelques locataires ont décidé de transformer le toit en jardin et y ont construit une grande serre. Un vrai paradis tropical, une bouffée d’oxygène dans lequel bourdonne la vie. Des papillons de toutes les couleurs et toutes les formes virevoltent en silence pendant que des oiseaux chantent des mélodies aux sonorités enchanteresses. Je n’ai escaladé qu’une volée de marches mais c’était comme si j’étais transportée dans un autre monde, loin de l’hystérie du quotidien. C’est tout un monde qui a été posé sous ces panneaux de verre, un monde sans mensonge, sans horreur. Juste la beauté de la vie, brute, réelle, telle que tout le monde devrait la voir. Pleine de couleurs douces et éclatantes, de sons cristallins et magiques, d’odeurs délicates et sans pareil.
Tout ce calme, cette vie simple me redonne le sourire, le vrai, pas le sourire superficiel que l’on attache tous les jours sur son visage pour le qu’en-dira-t-on. C’est un apaisement de l’âme et un réveil des sens, l’occasion d’oublier les soucis sans importance et de remettre ses priorités dans l’ordre.

Je dois avouer que sans ces petites pauses, j’aurai du mal à suivre le rythme effarant de ma vie. Savoir prendre du recul permet de pouvoir savourer la vie et tous ses aspects. On peut aimer courir pour un boulot ou dans sa vie personnelle mais il faut aussi savoir s’arrêter et observer autour de soi, apprendre à regarder, à comprendre. Chacun doit trouver un équilibre qui lui est propre, le mien, je viens de vous le dévoiler.

3 Commentaires à “ 28 mars ” »

  1. ducoeur dit :

    Bonjour,
    j’ai adoré me balader entre ces mots, c’st qu’à force de courir on passe parfois à coté de l’essentiel, faut pas oublié dans cette cours après le temps que le temps lui ne s’arrêtte jamais…ça faisais longtemps que je n’ai pas eu une telle pause, grace à ce moment de lecture c’est fait…merci
    belle plume
    dounietta

    Dernière publication sur Partage du Coeur : Malheureusement ..

  2. Infiniment dit :

    Très joli texte riche en vérités. Prendre l’instant par la main, se laissant prendre au jeux de la vie … oui c’est tout à fait ça ! Je vie à la campagne pour part, j’enlace les arbres, j’admire les crépuscules, mais je prend le temps d’ouvrir les yeux. Ceux qui ne savent pas apprécier ces petites choses qui nous font nous sentir bien, sont si pauvre dans leur coeur !

    A bientôt

  3. Infiniment dit :

    Je me permet de te laisser un lien d’un autre de mes blogs, ou tu y trouveras un peut de ma campagne .
    http://mespoesielibertine.unblog.fr/

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