( 22 septembre, 2010 )

22 septembre

Et voilà, mon emploi du temps ne me permet même pas de tenir un simple blog ! C’est un vrai miracle si je ne tourne pas folle ! Ces derniers jours ont été de la pure folie, le bureau ressemblait à une ruche envahie par les ouvrières en mouvement constant.
Voilà ce qui se passe lorsque la société est sur le point de signer un contrat ..

Maintenant que la pression est retombée, mes nerfs aussi se relâchent, le boss a été sympa pour une fois, il nous a accordé notre journée ! Il faut dire que nous avons travaillé d’arrache-pied même ce weekend !

Je me suis donc accordé une journée « coocooning » : bain délassant, manucure, soins et massages.
Et bien évidemment, je laisse mon esprit vagabonder où il le souhaite pour l’occasion …

Et mon esprit ne s’est pas évadé bien loin, il a juste entrouvert la porte des souvenirs pour en laisser un s’échapper.

Le souvenir d’un homme.

J’étais adolescente lorsque je l’ai rencontré mais j’ai eu le coup de foudre quasiment immédiatement. Il aurait pu me demander n’importe quoi, j’aurai fait pour lui n’importe quoi comme toutes les ados amoureuses. Je pense qu’il n’a jamais vu en moi autre chose qu’une amie mais je n’ai jamais pu m’empêcher d’y croire, de le suivre. On se téléphonait, s’écrivait. J’étais très fière et heureuse de recevoir ses lettres lorsqu’il faisait son service militaire, je m’imaginais que j’étais la seule à qui il écrivait. Peut-être était-ce le cas, peut être pas.
Cet amour a pris de l’ampleur, j’ai passé un été magique avec lui.
Et puis, une année, il m’a annoncé du but en blanc que je devais l’oublier, lui, son adresse et son numéro de téléphone. Que s’était-il passé ? mystère.
A ce souvenir mon coeur se sert encore, peut être parce que ces sentiments ne sont pas tout à fait morts comme je le croyais.
A la suite de cette annonce, j’ai effectivement, la mort dans l’âme, cessé de lui téléphoner, de lui écrire pendant des années. Je pensais que cet amour d’ado s’effacerai avec le temps pour ne rester qu’un vague souvenir seulement voilà .. en libérant ce souvenir, tout remonte à la surface.

Pourquoi ce souvenir est-il sorti des limbes ? probablement parce que je l’ai recroisé récemment. Lorsque je suis face à lui, j’ai l’impression de me liquéfier sur place. Le désir me vrille les tripes, c’est le seul à m’inspirer des émotions pareilles. Mon instinct de possessivité refait surface.
Je perds le contrôle de mon corps avec lui. Au son de sa voix, mon corps s’enflamme et je ne maîtrise plus rien. Ce brasier à la limite de la douleur est d’une rare intensité et je suis sûre d’avoir le corps plus chaud que l’eau de mon bain qui est pourtant très chaud.
Les yeux clos, j’ai imaginé ses mains sur mon corps, ses caresses, sa bouche. Bon ça n’a pas été une excellente idée parce que mon désir est parti en flèche et est maintenant à la limite à me rendre dingue.

Des fantasmes de toutes sortes explosent dans ma tête mettant tous en scène un corps-à-corps des plus torrides, pas de chance pour moi, mon corps s’embrase un peu plus …

Ma pauvre fille, il va falloir arrêter là ou tu vas te consumer !

Avec tout le travail des dernières semaines, je n’avais pas encore fait le point mais je dois avouer que maintenant que c’est fait, je suis dans de beaux draps !

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